Biographie


La terre est venue à moi sans que je m'y attende. Ce fut foudroyant ! Inévitable ! Un rendez-vous que je ne pouvais pas manquer.

Puis, la peinture s'est imposée. Comme une deuxième évidence...

Mon aventure personnelle a débuté au théâtre. Aujourd'hui, mes sculptures et mes peintures, comme des héroïnes shakespeariennes expriment un message, véhiculent une histoire.

Cette créativité que j'honore avec mes mains, révèle l'immensité de l'énergie féminine qui m'habite.

Lorsque je crée un silence intérieur d'une profondeur infinie m'anime.

L'œuvre s'accomplit patiemment, fougueusement pour laisser place à mon émerveillement.

Et si, en une phrase je devais tout résumer :

 

" De ma terre intérieure, jaillit l'éternel féminin"

Padma


Dans une joie empreinte de respect, mes œuvres expriment dans leurs allures de déesses aux courbes généreuses, délicates, insoumises et fluides que je suis fille de la Terre. Elles rendent hommage à cette dimension sacrée qui vibrent en chacun de nous et qui révèlent ce que nous sommes.

Cependant, lorsque je regarde en arrière et me penche sur mon parcours de vie, force est de reconnaître que je suis aussi : fille de l’Air. Mouvements, tourbillons et vents contraires, m’ont souvent entraîné sur des voies aussi inattendues qu’enseignantes.

J’ai commencé mon parcours professionnel en tant que comédienne pour répondre à un rêve d’enfant. Durant quinze ans, cette activité est saupoudrée par quelques mises en scène et quelques cours d’art dramatique dans les écoles des quartiers défavorisés.

J’ai 35 ans et j’ai l’impression d’avoir trouvé ma voie. C’est à ce moment-là que je rencontre mon futur ex-mari. Il est patron pêcheur. Un monde à part s’ouvre à moi et donne naissance à la fille de l’Eau qui sommeillait en moi. Je vais mettre un an pour quitter toutes mes actions et pour le rejoindre à la Mer. Etre marin pêcheur. Inattendu ! Sans en être pleinement consciente, la Mer va me permettre d’enclencher le travail intérieur de dissolution de l’égo. Face aux éléments, les conditionnements et les représentations s’effritent. L’être intérieur épouse l’Unité dans sa diversité et telle une graine, germe et amorce sa croissance. La Mer me donne la possibilité de me guérir de moi-même… Elle va venir polir la pierre anguleuse de mes fragilités et me permettre d’accéder à d’autres possibles inexplorés jusqu’alors.

Dix ans plus tard, le divorce me décide à m’installer au Panier où j’ouvre mon atelier de sculpture dans lequel je vais vivre avec ma fille alors âgée de 20 ans.

Quelques années plus tard, je décide de partir en Inde plusieurs mois afin de faire le deuil d’une histoire sentimentale qui vient de se terminer... Me voici fille du Feu, sur cette Terre spirituelle qui brûle et consume notre être social et révèle notre dimension spirituelle. Durant cette période, je vais déposer les reliefs de ma vie aux Pieds de Mata Amritanandamayi plus simplement appelée Amma. Œuvrer pour me libérer de l’opinion d’autrui ; pratiquer le non-jugement vis-à-vis de soi et des autres ; développer un regard témoin qui ne triche pas et permet la vigilance ; apprendre à servir et faire sans rien attendre en retour ; accueillir et laisser place à l’Amour, vont être mes compagnons de voyage. Dans le même temps, je vais œuvrer pour l’ONG ETW auprès des étudiants de l’Université Amrita, située à Vallikavu, en leur donnant des cours de théâtre et faire le clown auprès des enfants malades à l’hôpital AIMS de Cochin. Peu à peu, un projet se dessine. Il est le trait d’union qui donne du sens à tout ce que j’ai déjà expérimenté. Je rentre en France pour le mettre en place.

Je me consacre en totalité à la création d’un futur lieu de vie et d’accueil (LVA) pour les jeunes en grande difficulté. Durant quatre années, je vais être responsable du LVA « La Promesse » qui accueillera une trentaine de jeunes filles âgées de 13 à 18 ans. Je vais vivre une aventure exceptionnelle et difficile où la souffrance humaine côtoie le quotidien ; où le présent s’agrippe à l’espoir d’une vie meilleure.

La crise sanitaire aura pour conséquence la fermeture de l’établissement.

Je décide alors de quitter ma Provence et de m’installer à Boissezon dans le Tarn. Peu à peu le souffle de la créativité s’engouffre à l’intérieur de mon être.

 

Tout est à venir !